Importer un camping-car ou une camionnette étrangère en Belgique
Acheter un camping-car ou une camionnette à l'étranger peut sembler très intéressant. En Allemagne, vous trouverez parfois plus de choix. Aux Pays-Bas, il y a souvent des camionnettes soignées. En France, en Espagne ou en Italie, vous tomberez parfois sur des camping-cars uniques. Et de temps en temps, vous verrez un véhicule dont vous vous direz : c'est exactement ce que je cherche.
Par Laurens De Leeuw · 24 juin 2026
Acheter un camping-car ou une camionnette à l'étranger peut sembler très intéressant. En Allemagne, vous trouverez parfois plus de choix. Aux Pays-Bas, il y a souvent des camionnettes soignées. En France, en Espagne ou en Italie, vous tomberez parfois sur des camping-cars uniques. Et de temps en temps, vous verrez un véhicule dont vous vous direz : c'est exactement ce que je cherche.
Mais importer un camping-car ou une camionnette étrangère en Belgique, c'est plus que simplement payer, monter et rentrer chez soi.
Vous devez tenir compte des douanes, de la TVA, de l'E705, du contrôle technique, de l'homologation, de l'immatriculation à la DIV, de l'assurance, de la taxe de circulation et parfois aussi de problèmes supplémentaires dus à des modifications ou à des documents manquants.
Pour les vanlifers, c'est d'autant plus important, car de nombreux véhicules ne sont plus de simples camionnettes standard. Ils ont été convertis, partiellement aménagés, sont officiellement des camping-cars, des utilitaires légers, des oldtimers ou parfois un peu des deux. Et c'est précisément là que les choses peuvent mal tourner.
Pourquoi acheter un camping-car ou une camionnette à l'étranger ?
Il y a de bonnes raisons de regarder au-delà des frontières belges.
L'offre est souvent plus importante. Surtout en Allemagne et aux Pays-Bas, vous trouverez de nombreuses camionnettes, camping-cars et projets semi-finis. Parfois, les prix sont plus intéressants. Parfois, le véhicule est mieux entretenu. Et parfois, vous trouvez un modèle, une longueur, un moteur ou une version difficile à trouver en Belgique.
Pour la vanlife, cela peut être attrayant. Une camionnette L2H2, un vieux bus de caractère, un ancien véhicule de société avec peu de kilomètres ou un camping-car déjà aménagé peuvent apparaître plus rapidement à l'étranger.
Mais un prix d'annonce plus bas ne signifie pas automatiquement un prix final plus bas. Le transport, le contrôle technique, l'homologation, les documents manquants, la TVA, les droits d'importation, les réparations et l'immatriculation belge peuvent considérablement modifier le prix réel.
D'abord la question la plus importante : UE ou hors UE ?
La procédure dépend fortement de l'origine du véhicule.
Si vous achetez un camping-car ou une camionnette dans un autre État membre de l'UE, comme les Pays-Bas, l'Allemagne, la France, l'Espagne ou l'Italie, vous êtes dans la procédure UE. Il s'agit alors principalement de documents, de régularisation fiscale via l'E705, du contrôle technique et de l'immatriculation.
Si vous achetez un véhicule en dehors de l'UE, par exemple en Suisse, en Norvège, aux États-Unis ou, dans certains cas, au Royaume-Uni, cela devient plus lourd. Vous devrez alors dédouaner le véhicule et, dans de nombreux cas, payer des droits d'importation et la TVA. Une approbation individuelle peut également être nécessaire.
Pour les vanlifers, mon conseil est simple : commencez de préférence par un véhicule de l'UE, surtout si vous n'avez pas d'expérience en matière d'importation. L'extérieur de l'UE peut être intéressant, mais le risque de surprises administratives et techniques est plus grand.
N'achetez jamais sans les bons documents
Avant de transférer de l'argent, vous devez savoir quels papiers vous recevrez.
Demandez au minimum :
- le certificat d'immatriculation étranger original complet
- toutes les parties du certificat d'immatriculation s'il en comporte plusieurs
- la facture d'achat, la preuve d'achat ou le contrat de vente
- le kilométrage
- la date de première immatriculation
- le numéro de châssis
- la marque, le type, le modèle et le carburant
- le certificat de contrôle technique étranger, le cas échéant
- le certificat de conformité ou COC, le cas échéant
- les documents de conversion ou d'homologation s'il s'agit d'un camping-car
- les attestations de gaz, GPL, attelage, sièges ou autres installations, le cas échéant
Faites particulièrement attention au certificat d'immatriculation. Dans certains pays, il se compose de plusieurs parties. Vous avez besoin de toutes ces parties. Si une partie manque, l'immatriculation en Belgique peut devenir difficile, voire impossible.
Personnellement, je n'achèterais jamais un camping-car étranger avec le message « les papiers viendront plus tard ». C'est s'attirer des ennuis.
Vérifiez si le véhicule a une homologation européenne
Pour les véhicules de l'UE, l'homologation européenne est importante. Le certificat d'immatriculation étranger peut contenir un numéro d'homologation européen, souvent dans la rubrique K ou K1.
Si le véhicule a une homologation européenne et a été correctement immatriculé dans un autre État membre de l'UE, la procédure est généralement plus simple. Vous arriverez alors plus rapidement au contrôle technique d'occasion et à l'immatriculation belge.
Si le véhicule n'a pas d'homologation européenne, ou s'il n'y a qu'un numéro d'homologation national, une procédure de validation peut être nécessaire.
Si le véhicule a été modifié après l'immatriculation, par exemple d'une camionnette à un camping-car, la Belgique peut exiger une approbation individuelle. C'est particulièrement important pour les camping-cars auto-construits ou les conversions étrangères.
Camping-car étranger : attention aux documents de conversion
Un véhicule immatriculé comme camping-car en Allemagne, aux Pays-Bas ou en France n'est pas automatiquement accepté sans discussion en Belgique.
La Belgique examine les documents, les approbations et les données techniques. Si la conversion du camping-car est officielle et bien documentée, c'est bien sûr bien mieux. Mais pour les auto-constructions, les anciennes conversions ou les véhicules avec des attestations manquantes, cela peut devenir plus difficile.
Faites particulièrement attention à :
- sièges supplémentaires
- ceintures et points d'ancrage
- banquettes latérales
- platines tournantes
- fenêtres et lanterneaux
- toit relevable ou toit-lit
- gaz ou GPL
- chauffage diesel
- panneaux solaires et installation électrique lourde
- MTM ou charges par essieu modifiées
- conversion d'un utilitaire léger en camping-car
- véhicules sans COC
Un bel aménagement en bois ne dit rien sur l'acceptabilité belge. Vous devez pouvoir prouver ce qu'est officiellement le véhicule.
E705 : régularisation fiscale
Si vous avez acheté un véhicule à l'étranger et que vous souhaitez l'immatriculer en Belgique à votre nom, il doit être en ordre fiscalement.
C'est à cela que sert l'E705. Ce n'est plus un autocollant papier comme avant, mais un signal électronique avec lequel la DIV peut vérifier si le véhicule est directement sur le territoire belge.
Vous pouvez demander l'E705 via MyMinfin ou via un bureau d'aide douanière. Les assujettis à la TVA doivent faire la demande numériquement. Les particuliers peuvent également le faire numériquement.
Sans E705, vous ne pourrez pas immatriculer le véhicule. Ne le considérez donc pas comme une formalité pour plus tard, mais comme une véritable étape du processus.
Quand payez-vous la TVA lors d'un achat dans l'UE ?
Lors d'un achat dans un autre État membre de l'UE, la douane fait une distinction entre les véhicules neufs et non neufs.
Un véhicule est considéré comme neuf par la douane lorsqu'il n'a pas parcouru plus de 6 000 km, ou lorsque la livraison a lieu dans les 6 mois suivant la première mise en service.
C'est important. Un camping-car de cinq mois avec 20 000 km peut encore être neuf pour la douane en raison du délai de 6 mois. Un véhicule avec 3 000 km peut également être neuf en raison de la limite de kilométrage.
Pour un véhicule neuf, la TVA belge peut être due. Pour un véhicule non neuf, c'est différent, selon que vous achetez auprès d'un particulier ou d'un vendeur professionnel.
Comme la TVA devient rapidement chère, vous devez vérifier cela avant l'achat. Surtout pour les camping-cars quasi neufs, cela peut faire une différence de milliers d'euros.
Hors UE : dédouanement, droits d'importation et TVA
Si vous achetez un véhicule en dehors de l'UE, vous devez le dédouaner. Cela signifie que vous faites une déclaration à la douane et, dans la plupart des cas, payez des droits d'importation et la TVA.
La Flandre mentionne pour les véhicules, principalement pour le transport de personnes de moins de 10 personnes, un taux de 10 % de droits d'importation et de 21 % de TVA. La TVA est calculée sur le montant total de la valeur d'achat, des droits d'importation et des frais jusqu'au lieu de destination.
Ce dernier point est souvent sous-estimé. Le transport, l'assurance et l'expédition peuvent être inclus dans le calcul.
Pour les oldtimers, d'autres tarifs peuvent s'appliquer si le véhicule est considéré comme un objet de collection et est suffisamment original. Mais ce n'est pas un laissez-passer. Un vieux bus converti n'est pas automatiquement un oldtimer fiscalement avantageux.
L'importation hors UE peut donc rapidement devenir complexe. En cas de doute, un représentant en douane n'est pas un luxe superflu.
Le Royaume-Uni demande une attention particulière
Depuis le Brexit, le Royaume-Uni n'est plus un achat ordinaire de l'UE. Pour les véhicules du Royaume-Uni, vous devez faire particulièrement attention à l'homologation européenne, à la date de dernière immatriculation, au dédouanement et à l'acceptation technique.
La Flandre fait notamment une distinction entre les véhicules du Royaume-Uni avec une date de dernière immatriculation du 1er janvier 1973 au 31 décembre 2020 inclus, et les véhicules d'avant 1973 ou à partir de 2021. Selon la situation, une procédure de validation ou une approbation individuelle peut être nécessaire.
Pratiquement, le Royaume-Uni n'est pas toujours idéal pour la vanlife belge. Pensez au volant à droite, aux phares, au compteur en miles, aux pièces, aux normes d'émission et à la revente.
Un camping-car britannique peut sembler charmant et bon marché, mais vérifiez tout deux fois avant d'acheter.
Comment amener le véhicule en Belgique ?
Vous ne pouvez pas simplement rouler en Belgique avec n'importe quelles plaques.
Vous avez besoin d'une assurance valide pour le trajet. Vous pouvez faire transporter le véhicule sur une remorque ou par une entreprise de transport. Vous pouvez également utiliser des plaques d'immatriculation temporaires ou des plaques de transit du pays où vous achetez le véhicule.
N'utilisez pas simplement les plaques d'immatriculation de votre ancien véhicule. Ce n'est pas une solution correcte.
Réglez cela pratiquement à l'avance. Le moment où vous êtes chez le vendeur n'est pas le moment de chercher si vous êtes assuré, si les plaques sont valides et si vous pouvez rouler en Allemagne, aux Pays-Bas ou en France.
Contrôle technique avant immatriculation
Tous les véhicules que vous importez en Belgique et que vous souhaitez utiliser sur la voie publique doivent être soumis à un contrôle technique avant immatriculation.
Pour les véhicules de l'UE avec homologation européenne, il s'agit généralement d'un contrôle technique d'occasion. Si le dernier contrôle technique étranger était au nom du titulaire et datait de moins de 2 mois, un contrôle visuel peut suffire dans certains cas. Dans d'autres cas, un contrôle technique d'occasion est nécessaire.
Pour les véhicules sans homologation européenne ou avec un certificat d'approbation individuelle national, une procédure de validation peut être nécessaire. Le centre de contrôle technique peut alors transmettre les données techniques à la cellule Homologation du Département Mobilité et Travaux publics.
Pour les camping-cars, il y a en plus le contrôle technique après immatriculation, avec un contrôle administratif et une pesée avant la mise en service.
Camping-car après immatriculation : contrôle administratif et pesée
Un camping-car doit être soumis à un contrôle administratif et à une pesée avant sa mise en service après chaque nouvelle immatriculation suivant le contrôle technique d'occasion.
Après cela, vous recevrez un nouveau rapport d'identification. Lors d'une première immatriculation, le premier contrôle périodique est également effectué.
Pour les véhicules importés d'un autre État membre de l'UE, un COC n'est pas toujours obligatoire, sauf si le véhicule a été modifié après l'immatriculation. C'est important pour les camping-cars, car de nombreux véhicules convertis ont justement été modifiés.
Concrètement, cela signifie : emportez toujours autant de documents originaux que possible. Les papiers originaux sont plus importants ici que les captures d'écran, les photos ou les copies.
Immatriculation à la DIV
Après l'E705, le contrôle technique et l'assurance, vient l'immatriculation à la DIV.
Habituellement, vous vous rendez chez votre assureur ou courtier avec le formulaire rose. Il peut souvent immatriculer le véhicule en ligne. Si cela ne fonctionne pas via WebDIV, le dossier doit être envoyé à la DIV, par courrier ou sur rendez-vous à un guichet DIV.
Pour les véhicules importés, il peut y avoir des raisons pour lesquelles l'immatriculation en ligne ne fonctionne pas, par exemple parce que des données techniques sont manquantes ou que le véhicule n'est pas correctement pré-enregistré.
Assurez-vous que votre dossier est complet. Pensez à :
- le formulaire d'immatriculation rose
- la preuve d'assurance
- le certificat d'immatriculation étranger original complet
- la preuve d'achat ou la facture
- l'E705
- les documents de contrôle technique
- l'éventuelle validation ou approbation individuelle
- le COC si disponible ou nécessaire
Plus votre dossier est complet, moins vous aurez d'allers-retours.
Assurance : discutez-en avant l'immatriculation
Votre assureur joue un rôle clé. Sans assurance RC, le véhicule ne peut pas être utilisé sur la voie publique.
Mais pour un camping-car ou un van auto-construit, vous devez discuter de plus que la seule RC obligatoire.
Expliquez clairement :
- si le véhicule est un utilitaire léger ou un camping-car
- s'il s'agit d'une importation étrangère
- s'il s'agit d'une auto-construction ou d'un camping-car d'usine
- combien de places assises officielles il y a
- quelle conversion est présente
- s'il y a des panneaux solaires, une batterie, du gaz, du GPL ou un chauffage diesel
- quelle est la valeur estimée de l'aménagement du camping-car
- si vous souhaitez voyager à l'étranger avec
- si vous utilisez le véhicule professionnellement ou uniquement à titre privé
Un camping-car étranger avec un aménagement coûteux demande plus de clarté qu'une camionnette ordinaire. Vous ne voulez pas entendre après un sinistre que l'assureur ne savait pas que le véhicule avait été entièrement converti.
Taxes après immatriculation
Après l'immatriculation, vous devrez également faire face à la taxe de circulation et éventuellement à la taxe de mise en circulation.
Pour les camping-cars en Flandre, il existe un régime distinct pour la taxe de circulation annuelle basée sur la masse maximale autorisée. Les camping-cars ne paient pas de taxe de mise en circulation.
Pour les utilitaires légers, d'autres règles s'appliquent. Pour les voitures particulières, la TMC est calculée selon d'autres critères, tels que l'âge et les caractéristiques environnementales.
C'est pourquoi vous devez savoir à l'avance ce que le véhicule deviendra officiellement en Belgique : utilitaire léger, camping-car, voiture particulière, oldtimer ou autre.
Le coût fiscal ne dépend pas seulement du prix d'achat, mais aussi de l'immatriculation, de la catégorie, de la MTM, de l'âge, du carburant et des caractéristiques environnementales.
Piège : le contrôle technique étranger n'est pas automatiquement un contrôle technique belge
Un certificat de contrôle technique étranger peut être utile, surtout s'il est récent. Mais il ne remplace pas automatiquement la procédure belge.
La Belgique doit pouvoir immatriculer le véhicule, l'accepter techniquement et le traiter fiscalement correctement.
Un camping-car qui avait un TÜV valide en Allemagne peut encore soulever des questions en Belgique concernant l'immatriculation, l'homologation, la conversion, les sièges, l'installation de gaz ou les documents.
Utilisez donc un certificat de contrôle technique étranger comme document supplémentaire, pas comme une garantie que tout ira bien automatiquement en Belgique.
Piège : converti à l'étranger, mais non documenté
C'est peut-être le plus grand piège pour les vanlifers.
Vous trouvez un magnifique camping-car auto-construit à l'étranger. Beau bois, bon lit, panneau solaire, chauffage, éclairage chaleureux. Mais le vendeur n'a pas d'homologation claire, pas d'attestations de conversion, pas de documents de sièges, pas d'attestation de gaz et pas de preuve de ce qui a été officiellement modifié.
Alors vous n'achetez peut-être pas un camping-car de rêve, mais un problème administratif.
Demandez donc toujours : qu'est-ce qui est officiellement indiqué sur les papiers ? Camionnette ? Utilitaire léger ? Camping-car ? Nombre de places assises ? MTM ? Carburant ? Date de première immatriculation ? La conversion a-t-elle été officiellement contrôlée ?
Si les papiers ne correspondent pas à la réalité, je serais très prudent.
Piège : COC manquant
Le certificat de conformité, ou COC, prouve que le véhicule est conforme à l'homologation européenne.
Pour les véhicules importés d'un autre État membre de l'UE, le COC n'est pas toujours obligatoire pour le contrôle technique après immatriculation, sauf si le véhicule a été modifié après l'immatriculation. Mais en pratique, le COC est souvent extrêmement utile.
Sans COC, la pré-immatriculation, le contrôle technique ou l'immatriculation peuvent être plus difficiles. Parfois, vous devez le demander au fabricant ou au mandataire. Cela coûte du temps et de l'argent.
Si vous achetez un véhicule sans COC, sachez à l'avance ce que cela signifie. Renseignez-vous avant de décider.
Piège : numéro de châssis, papiers et identité
Vérifiez toujours que le numéro de châssis sur le véhicule correspond aux documents.
Vérifiez également :
- le nom du vendeur
- le numéro de châssis
- la date de première immatriculation
- le kilométrage
- la marque et le type
- la catégorie du véhicule
- le nombre de places assises
- la MTM
- le certificat d'immatriculation
- les éventuels documents d'exportation
- l'éventuel historique des dommages
En cas de doute : n'achetez pas. Surtout pas pour les camping-cars où le prix semble trop beau pour être vrai.
Checklist avant l'achat
Avant d'acheter un camping-car ou une camionnette étrangère, il est préférable de vérifier :
- le véhicule vient-il de l'UE ou hors UE ?
- a-t-il une homologation européenne ?
- y a-t-il un certificat d'immatriculation étranger original complet ?
- le certificat d'immatriculation se compose-t-il de plusieurs parties ?
- y a-t-il un COC ?
- y a-t-il un certificat de contrôle technique étranger récent ?
- le numéro de châssis est-il correct ?
- quelle est la catégorie officielle du véhicule ?
- est-ce un utilitaire léger, un camping-car ou une voiture particulière ?
- combien de places assises officielles y a-t-il ?
- la conversion est-elle officiellement documentée ?
- y a-t-il des attestations pour le gaz, le GPL, l'attelage ou les sièges ?
- quelle est la MTM et la charge utile ?
- la TVA est-elle due en Belgique ?
- des droits d'importation sont-ils dus ?
- le véhicule peut-il être assuré ?
- le véhicule peut-il être soumis à un contrôle technique en Belgique ?
- combien coûte le transport ou le transit ?
- quelle taxe belge s'appliquera ?
- le coût total est-il toujours intéressant ?
Cela semble beaucoup, mais importer un véhicule est précisément un sujet où il vaut mieux être trop strict à l'avance que de se retrouver bloqué après coup avec un bus qui ne peut pas être immatriculé en Belgique.
Ordre pratique
Un ordre logique est généralement :
1. Vérifiez les papiers et l'homologation avant l'achat.
2. Vérifiez si la conversion du camping-car est officiellement correcte.
3. Calculez la TVA, les droits d'importation, le transport et les coûts belges.
4. Réglez la preuve d'achat ou la facture avec toutes les données.
5. Réglez le transport, l'assurance ou les plaques de transit.
6. Amenez le véhicule en Belgique.
7. Demandez l'E705 via MyMinfin ou les douanes.
8. Faites contrôler techniquement le véhicule.
9. Réglez l'éventuelle validation ou approbation individuelle.
10. Souscrivez une assurance.
11. Immatriculez le véhicule à la DIV.
12. Pour un camping-car, après immatriculation, passez le contrôle administratif et la pesée.
13. Payez la taxe de circulation due.
Chaque situation ne suit pas exactement le même ordre, mais cela donne une bonne idée du parcours.
Conclusion
Importer un camping-car ou une camionnette étrangère en Belgique peut certainement être intéressant. L'offre est plus grande, le choix est plus large et parfois vous trouvez ce véhicule précis qui est difficile à trouver en Belgique.
Mais pour les vanlifers, le risque réside principalement dans les détails. Le véhicule est-il officiellement un camping-car ou simplement une camionnette avec des meubles ? A-t-il une homologation européenne ? La conversion, les sièges, l'installation de gaz, la MTM et les documents sont-ils en ordre ? Y a-t-il un E705 ? Faut-il payer la TVA ou les droits d'importation ? Le véhicule passera-t-il le contrôle technique et l'immatriculation belges ?
Mon conseil : n'achetez pas seulement avec votre cœur. Un beau bus ne reste beau que si vous pouvez l'immatriculer en Belgique. Vérifiez donc d'abord les papiers, l'homologation, la conversion et le coût total. Ensuite seulement, rêvez des itinéraires, du bois, des rideaux et du premier voyage avec Grephar sur le siège passager.
Source : https://fin.belgium.be/nl/particulieren/internationaal/voertuig-importeren
Source : https://www.autoveiligheid.be/autokeuring/kampeerwagen/keuring-na-inschrijving